Hypothèse axiophanique

Publié le

Mal2À la question quelle est la nature d’une valeur, voici ce qui découle de l’hypothèse axiophanique.

L’idée de la valeur ne doit pas être singulière. En tant que reliée à une action caractérisée par un état, elle se propose bien comme singulière, mais non indépendante. Une valeur semble non plus pouvoir être adjointe à une notion de bien ou de mal. Elle serait une idée, un concept, et comme le concept chien, le bien et le mal ne s’y conçoivent pas.

La problématique est que l’on conçoive une valeur en lui attribuant une intention, une visée, amenant ainsi  une dénaturalisation du terme valeur en le fusionnant avec un concept qui n’est plus de la même sphère : l’action. Le concept apparaît de ce fait soit comme vice ou soit comme vertu et cette variation de  forme justifie l’impossibilité de concevoir la relation entre valeur et action.

Une valeur sert d’étalon à une suite d’actions qui se veulent en harmonie avec une ligne de conduite relative à une durée permettant d’établir un certain caractère de l’individu. La valeur n’est donc pas l’action et n’a accès au monde que par sa transmutation en vertu. Par contre, l’action peut être qualifiée par la vertu et ainsi, la vertu, tant que le vice, reflète la valeur actualisée et détermine le choix axiophanique de l’individu. Cette énonciation de l’être prend la forme d’un respect qui est en constante réaffirmation.

Le respect, au niveau eidétique, se place comme une facette de l’actualisation de la valeur en tant que dépassement de l’ego et de son individuation. Ce dépassement est nommé sacrifice. Le respect est alors forme que l’on se donne à soi-même en tant que dignité instinctive et intrinsèque que tout être mérite de se voir accorder.

Par la reconnaissance du respect de sa propre dignité par le sacrifice, l’être conçoit le respect comme forme politique et peut ainsi éprouver  la réalisation d’une altérité comme étant même à la sienne. Le respect n’empêchant pas la dissonance, il soutient l’égo à ne pas nier l’altérité par l’imposition d’une volonté se voulant comme adéquate d’une façon d’être au monde.  

En remplaçant les termes de bien et  de mal par adéquat et inadéquat, il est possible d’éluder les connotations et référents qui leurs sont habituellement associés. Une expérience peut ainsi être profitable au développement de l’individu, bien qu’elle puisse être perçue comme une énonciation du mal. L’action devient donc adéquate et, de ce fait, ne peut être un non-respect axiophanique, dans la mesure où elle est une émanation libre et consciente de la volonté.  

La finalité de l’axiophanie n’est pas la valeur, elle est sa manifestation. Vouloir une axiophanie donnée, c’est choisir une valeur et l’exprimer par certaines vertus. Le choix et l’actualisation forme le phénomène axiophanique. L’axiophanie, la manifestation d’une valeur, n’est donc soumise au bien qu’en tant que celui-ci est relatif à la conservation de cette dites intégrité axiophanique. Il n’est plus ici question d’avoir raison ou d’être adéquat, il est ici question d’être entier.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s